Cet axe fédère des recherches qui abordent la vaste question de la mémoire collective telle qu’elle apparaît dans le monde hispanique, aux XXe et XXIe s., dans des corpus romanesques, cinématographiques et poétiques. A la question de savoir comment la narration (tant littéraire que filmique) et la poésie s’offrent comme creuset pour l’élaboration d’un récit à propos du passé et porteur d’une incidence sur le présent, les chercheurs hispanisants de l’UCL tentent de répondre en approfondissant diverses voies :
- Comment les oeuvres cinématographiques et littéraires élaborent-elles la mémoire du passé traumatique en prise directe avec ses acteurs (autobiographie, témoignage) ou en développant une mémoire “prosthétique” (Landsberg), toutes deux susceptibles de se voir réinvesties de divers affects (nostalgie, mélancolie, etc.)?
- quelles distorsions subit la catégorie de réalisme lorsqu’elle se combine avec des écritures exploratoires de l’effet-vérité de Pombo (cf. thèse de L. Baligant) ou la question du « réel » chez Saer (cf. projet de F. Degrande) ? ;
- quelle spécificité est celle de la parole poétique qui lutte pour exprimer l’indicible du trauma et du deuil (G. Fabry) ou la limitation radicale du langage lui-même quand il se voit privé de sa base ontologique (thèse d’Andrea Guardia) ;
- quels sont les schèmes mythiques et les intertextes canoniques qui affleurent le plus significativement dans la réécriture de l’Histoire (cf. les dystopies apocalyptiques étudiées par L. Pagacz ou les réécritures bibliques et mystiques analysées par G. Fabry) ?
Responsable : |
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Chercheurs post-doctoraux : |
Martín Arias (chercheur Move-In) |
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Chercheurs doctoraux: |
Laetitia Baligant (UCL/boursière FSR) |